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La maladie d'la mort

La maladie d'la mort
Le temps semble se figer lorsque quelqu'un déserte votre entourage. Le mort, oui, c'est un déserteur; un putain de déserteur. Le téléphone sonne et on vous dit, comme un coup fatal et inhumain: "c'est arrivé hier soir, il fallait s'y attendre." S'y attendre? Qui a envie de s'y attendre? Et puis c'est là, à ce moment qu'un espèce de bourdonnement raisonne dans votre tête. Il nous anesthésie pendant quelques minutes, quelques heures, jusqu'à ce qu'on réalise que c'est fini. Au début, les larmes ne coulent pas. On les contient, car on attend un autre coup de fil qui nous dira que c'était une blague. Mais le coup de fil ne viendra jamais... C'est alors qu'un silence vous ronge, vous envahit. Le temps se suspend, il n'y a plus de soleil, plus de rires, plus de rêves; rien, plus que le néant. Jusqu'à ce que retentisse ce bruit déchirant et insupportable: un cri de désespoir. Les larmes sortent, coulent, et ne s'arrêtent plus. C'est alors que tout semble aller trop vite; le temps rattrappe son retard. Tout vous semble futile, plus rien n'a d'importance. Vous avez envie de foutre votre vie en l'air. De rire des gens heureux qui aiment tant se plaindre; et de ceux qui vous jugent sans savoir. Pourquoi le leur dire? En quoi méritent-ils de savoir?
Tout semble finalement changé après que ce déserteur soit parti. Et ce qui ne changera pas, c'est ce morceau de coeur, ce trou que jamais personne d'autre ne pourra combler. Jamais il ne sera possible d'accepter la mort d'une personne qu'on aime; jamais...

# Posté le vendredi 20 mars 2009 07:46

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